Il était une fois l’envie d’un bébé

Pourquoi décidons-nous de faire des enfants ?

Sommes-nous égoïstes d’en vouloir ?

Lorsque j’étais plus jeune, je ne me voyais pas être maman un jour. Je n’étais pas spécialement à l’aise avec les enfants, je trouvais que c’était un choix complètement égoïste de faire subir ce monde à un être qui n’avait pas choisi d’exister et j’étais persuadée d’être physiquement incapable de porter une vie. Je me disais aussi qu’il fallait être masochiste pour en vouloir vu la douleur pendant l’accouchement.

Il aura fallu la trentaine pour reconsidérer toutes mes pensées, mes craintes et mes envies.

Après des années de relation avec grand confetti, l’envie s’est fait progressivement ressentir. L’envie de former une famille, l’envie de transformer notre amour en une vie, une vie que l’on pourra chérir.

La décision a été mûrement réfléchie et petit confetti est arrivé.

C’est simple, je me suis sentie mère au moment où nous avions décidé de faire un enfant.

Je mesure seulement maintenant la chance que j’ai eu de tomber rapidement enceinte, d’avoir eu une grossesse plutôt sereine et un accouchement idéal.

LA GROSSESSE

LE PREMIER TRIMESTRE

J’ai eu très peu de nausées. J’avais investi dans le fameux biscuit TUC pour contrer l’envie de vomir.

Je n’avais pas spécialement plus d’appétit bien au contraire. Je divisais les repas pour pouvoir garder la nourriture dans le ventre et ne pas rester sans rien.

Une des joies de la grossesse : le changement hormonal ! J’ai commencé à avoir des boutons au 2ème mois, j’ai eu l’impression de revenir au temps de l’adolescence. J’ai utilisé les produits suivants et ils ont été très efficaces.

*Eucerin Dermo Puryfer Gel nettoyant

*Lierac lotion peaux à imperfections adulte  

Lorsqu’on attend un enfant, on commence à angoisser pour tout et n’importe quoi.

Moi, j’ai commencé par avoir peur de la nourriture, des produits de beauté (vernis, crèmes, déo …).

Je ne sais pas si vous regardez les étiquettes de composition mais si vous n’êtes pas un chimiste expérimenté il n’est pas aisé de déchiffrer les E…., les noms finissant par « yl » ou par « ate ».

Le constat est que l’on vit vraiment dans un monde dangereux et que nous ne sommes pas toujours aidés en tant que consommateurs.

Le vernis était en stand by à partir du 2ème mois de grossesse, les fast food limités à une fois par mois, les aliments avec trop de composants chimiques ont été laissés au rayon du magasin.

Et pour les produits ci-dessus, j’ai fais confiance au magazine 9 Mois qui les conseillait.

Je me souviens de mettre fait une raison : on ne peut pas se protéger de tout et pour une grossesse épanouie je ne pouvais me laisser aller à manger des carottes BIO crues ! Il a fallu trouver le juste milieu.

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DEUXIEME TRIMESTRE

Le petit bidon de buveur de bière de la fin du premier trimestre commença à se développer en petit bidon de femme enceinte.

Je me souviens d’avoir voulu manger toutes les semaines des radis et des coquilles Saint Jacques.

Comme j’étais plus attirée par le salé, je m’étais mis en tête que j’attendais un garçon … J’en étais vraiment persuadée … Comme quoi l’instinct n’est pas toujours fiable et vive les échographies !

J’avais toujours une grande excitation mélangée à la crainte pendant cet examen. On est heureux de pouvoir voir son petit confetti mais j’avais peur de découvrir un gros soucis, pas vous ?

L’annonce du sexe a été inscrit sur une ordonnance car futur papa Confetti n’avait pas pu venir pour l’examen. J’ai donc précieusement gardé ce papier dans une enveloppe toute une journée avec la folle envie de regarder l’inscription.

J’ai résisté et nous avons découvert tous les deux en même temps :

It's a girl

La surprise fût donc totale. Même si nous nous attendions à lire garçon, nous étions très heureux. Nous n’avions pas de souhait particulier, nous voulions juste un enfant en bonne santé.

Je voyais une fois par mois ma gynécologue et elle était très à cheval sur le poids.

Je devais faire de toute manière très attention car je souffre de scoliose assez sérieuse.

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TROISIEME TRIMESTRE

Ce trimestre fût définitivement le plus difficile.

Il y a eu les insomnies, les réveils en sursaut, les vomissements, les chutes de tension, la tête qui ne finissait plus de tourner et une escapade nocturne aux urgences.

Il y a eu aussi des cours de sophrologie, des séances d’ostéopathie, du Gaviscon, du Mopral, les derniers cours de préparation à l’accouchement, le RDV des papas pour visiter la maternité, les post-its accrochés sur les murs de l’appartement pour ne rien oublier le jour J .

J’ai pas mal cogité durant tous les mois sur mon passé, l’éducation que m’ont donnée mes parents, ce que j’ai envie de transmettre, partager et comment je voyais notre petite famille.

La grossesse : rétrospection, intensité du présent, projection.

J’ai eu des craintes de me retrouver seule … lorsqu’il a fallu remplir la feuille de l’hôpital à « personne à prévenir » autre que le papa, je suis restée devant un bon moment.
C’est là où je me suis rendue compte que toute ma famille était vraiment loin. J’avais peur du coup de l’après, une fois à la maison avec bébé. Comment allais-je m’organiser entre ma fille, mes animaux, les différentes tâches ménagères, mes rendez-vous ? Au final, on gère comme on peut …

Ma super sage femme libérale m’a, un jour demandé, comment j’imaginais petit confetti. Je n’y avais jamais pensé. Beaucoup de mamans apparemment l’imagine. Vous confirmez ?

Non, moi je fantasmais beaucoup sur le moment où l’on allait me mettre mon petit confetti sur moi, la joie, les pleurs, la vague d’amour, le papa émût et heureux. Mon fantasme s’est heureusement réalisé.

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Il y a eu des bons, des moins bons moments mais c’est une expérience inimaginable et tellement incroyable.

L’ACCOUCHEMENT

La veille, j’ai eu quelques contractions et futur papa Confetti devait aller visiter la maternité.

Nous rigolions sur le fait d’y aller et de devoir peut-être y retourner quelques heures plus tard.

La dernière phrase d’un de mes billets sur mon ancien blog se terminait même par

 » A moins que j’accouche ce soir … « 

Et bien cela a été prémonitoire :

1 – Futur papa Confetti m’emmenait aux Urgences après y être allé quelques heures plus tôt

2 – Inconsciemment ou pas cette phrase sonnait finalement juste

Voici le récit de mon accouchement publié le 05/10/2013 dans mon ancien blog :

Il est 2h30, je me réveille subitement avec cette sensation d’uriner .

Non ce n’est pas possible, je n’arrive pas à stopper l’écoulement.

C’est bien la poche des eaux qui s’est rompue, c’est donc LE moment.

Il y a un mélange d’excitation et de craintes.

Nous préparons les affaires, je suis trempée, c’est désagréable …

Direction les Urgences, il est environ 3h30 lorsque je me retrouve devant la porte de l’hôpital.

Monitoring et auscultation : bébé va bien et le col est à 1 cm.

Toujours pas de contractions douloureuses.

On m’emmène dans une chambre double où une femme est en pleine souffrance (col ouvert de 2 cm).

Une certaine pression se fait alors sentir! Je savais que j’allais vraiment déguster mais je ne pensais pas qu’avec un col à 2 cela serait aussi difficile au vue des cris de cette femme.

Toujours pas de contractions.

 Je décide donc de patienter dans la chambre, dans les toilettes, sur le lit…

et à pester contre la sage femme de garde qui ne se décidait pas à me rapporter le ballon pour faire les positions apprises lors de mes cours à la préparation à l’accouchement.

La femme est partie entre temps monter et descendre les escaliers de l’hôpital …

Toujours pas de contractions.

Après un long moment d’attente, je décide donc de m’allonger et d’essayer de dormir.

Il doit être 4H30 , nous sommes exténués.

BAM !!

Après seulement quelques minutes allongée, je ressens une explosion dans mon ventre.

Comme un boxeur qui se prend un grand uppercut dans le ventre, je suis sonnée sur le coup ! D’ailleurs la douleur me fait vomir.

Direction les toilettes ! Je m’accroche à la barre, bouge mon bassin, respiration …les contractions s’enchaînent mais j’arrive à maîtriser.

Mon conjoint me ramène enfin le ballon tant désiré …

Je perds alors toute notion du temps, je suis à quatre pattes par terre, sur le ballon, aux toilettes, sur le lit …

Les contractions de plus en plus intenses s’enchaînent à un intervalle très court. 

Mon col doit être à 2 ou à 3 cm ? Je me dis que je ne pourrais supporter une plus grande douleur des heures et des heures …

L’idée de la péridurale, qui ne m’enchantait pas vraiment, me traverse l’esprit, encore plus vite dans l’esprit de mon chéri qui essayait tant bien que mal de m’aider dans ma respiration.

La sage femme arrive et vérifie l’ouverture du col.

7

Ni 2 ni 3 mais 7 cm !

Quel soulagement … si je vous assure je suis rassurée ! 

La moitié de ce sprint a été parcourue sans autre recours que mon esprit qui m’a permis de voyager dans un endroit réconfortant (sophrologie) et surtout à la respiration abdominale.

La question de la péridurale revient sur le tapis par la sage femme.

Après une courte hésitation, je refuse.

Pourquoi ?

Parce que justement j’hésite.

Si la douleur était si insupportable ou plutôt non maîtrisable j’aurais accepté, sans réflexion, sans une once d’hésitation.

Et puis dans mon esprit, il ne restait donc plus beaucoup de temps avant que la miss arrive j’avais fait le plus gros …

C’est partie pour la salle de travail.

Petite « déconnade » avec mon chauffeur de fauteuil roulant entre 2 contractions.

On m’installe, toute l’équipe s’active.

J’ai mal, ça pousse…

On me demande dans quelle position je veux me mettre. Bonne question je ne sais pas. On essaye donc la position classique, les jambes dans les étriers.

J’ai mal, ça pousse encore et je commence à crier …

tout va se passer très rapidement maintenant.

Si rapidement que l’on me demande de ne pas pousser, mais c’est juste impossible ce sont des réflexes.

On me fait changer de position, cette fois je suis sur le côté et je sens que je suis plus à l’aise.

Mais je ne veux plus rien voir, je ferme les yeux et mes contractions se transforment alors, je ne suis plus à l’hôpital je suis sur des montagnes russes.

Je respire à la montée et je crie à la descente.

J’ai mal, je colle ma tête vers mon conjoint ou vers une sage femme qui se trouve près de moi.

Je garde mes yeux fermés, je reste concentrée. Tout le monde m’encourage la miss arrive …

Je crie que je ne veux pas d’épisio mais on me répond que ça ne sera peut -être pas possible d’y échapper.

J’ai mal, ça pousse encore plus fort. On me dit que l’on voit des cheveux je dit que je les vois aussi …l’équipe médicale rie et je me corrige de suite en leur disant que je la sens coincée et qu’il fallait qu’elle sorte !

On me dit de pousser fort le plus longtemps possible mais c’est tellement difficile, surtout lorsque l’on a l’impression que l’on t’éventre !

Je pousse de toutes mes forces et je crie. J’appelle mon bébé.

Et là, l’équipe me dit d’ouvrir les yeux.

Ma fille est née, et moi je renais ce samedi 28 Septembre à 8h39.

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Je comprends maintenant lorsque les parents n’arrivent pas à expliquer ce sentiment à la naissance de leurs enfants, cette vague de bonheur et d’amour qui nous envahie.

On pleure, on rit, on s’aime.

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Toute l’équipe médicale me répétait que j’ai été exceptionnelle.

Mais je ne trouve pas, j’ai juste été chanceuse.

Chanceuse d’avoir une super sage femme pour mes cours de prépa’, chanceuse d’avoir un conjoint super présent et compréhensif, chanceuse d’avoir eu une équipe médicale encourageante et compétente.

Je ne me suis pas du tout reposée pendant l’hospitalisation et nous étions très heureux de rentrer à la maison avec notre petit confetti.

J’ai pu contacter ma sage femme à la moindre question, n’importe quand, et elle m’a bien accompagnée au retour à la maison : conseils divers, écoute … Elle m’a énormément rassurée.

Je vous souhaite de trouver une sage femme aussi cool que la mienne.

Voilà vous savez tout et j’espère que ce long billet vous a plu.

Je vous embrasse et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire 😉

x LiLi Confetti x

 

 

 

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